Jordan Bardella, président du Rassemblement national (RN), et Marine Le Pen, présidente du groupe parlementaire du RN, se donnent une accolade après les résultats du 1er tour des élections municipales, le 18 mars 2026 à Châlons-en-Champagne, dans la Marne ( AFP / Sameer AL-DOUMY )
"Le bardellisme ne peut pas exister parce que c'est du marinisme". Le député RN Jean-Philippe Tanguy a balayé d'un revers de main dimanche toute différence politique entre Jordan Bardella et Marine Le Pen à 10 jours de l'arrêt de la cour d'appel qui doit décider lequel des deux sera candidat à la présidentielle.
"C'est les poupées gigognes. Jordan Bardella est intégré dans la doctrine politique de Marine Le Pen puisqu'il s'est engagé pour elle", a déclaré sur BFMTV le député de la Somme, très proche de Marine Le Pen qu'il considère comme "la candidate naturelle" de son parti.
Le Rassemblement national vit ses derniers jours d'incertitude, alors que la cour d'appel de Paris doit dire le 7 juillet si elle confirme l'inégibilité de Mme Le Pen dans l'affaire des assistants parlementaires européens.
Mais les dernières semaines ont laissé apparaître des dissonances entre la leader du parti et son dauphin, notamment sur la question des retraites.
Autre proche de Mme Le Pen, le député Sébastien Chenu a exprimé l'espoir qu'elle puisse se présenter. "Je pense qu'elle pourra être candidate à l'élection présidentielle, que les juges la laisseront rencontrer les Français", a-t-il déclaré sur Radio J.
"C'est aux Français de désigner qui ils veulent à l'Elysée", a-t-il ajouté, estimant qu'il est "bizarre dans une démocratie que la justice désigne le candidat d'un parti politique".
Selon lui, Marine Le Pen a pu démontrer lors du procès en appel qu'il n'y avait pas "intentionnalité" de sa part dans les faits qui lui sont reprochés.
Le ministère public a cependant requis à son encontre la confirmation d'une peine d'inéligibilité de cinq ans ainsi qu'une peine de quatre ans de prison, dont une année ferme aménageable sous bracelet électronique. En première instance, le tribunal correctionnel avait ordonné l'application immédiate de l'inéligibilité.
"Du fond de mon cœur, je sais qu'elle est innocente", a assuré M. Tanguy. "Sachant qu'elle est innocente, je ne peux qu'espérer que la justice reconnaisse son innocence et celle de nos camarades qui sont aussi mis en cause. Moi, c'est mes tripes qui parlent", a-t-il confié.

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